Auteur : Mathilda DI MATTEO
Titre : La Bonne Mère
Edition : L’Iconoclaste
Date de parution : 2025
Nombre de pages : 368
Indice : R
Typo : Bonne
Lectrice: Pascale
RESUME
Huit cents kilomètres séparent Clara de sa mère, Véro, depuis qu’elle a quitté Marseille. Ce week-end, elle lui présente Raphaël. Un girafon, pense Véro en le voyant. Il l’agace avec son pedigree bourgeois, ses mots compliqués et sa bouche fermée comme une huître. Elle n’aurait jamais dû laisser Clara monter à Paris.
Mère et fille se cherchent, se fuient, se heurtent sans jamais oublier de s’aimer. Comment être une bonne mère quand notre enfant nous échappe ? Comment être une bonne fille quand on a honte de celle qui nous a tout donné ? Comment s’affranchir sans trahir ? La Bonne Mère est l’histoire d’un amour féroce. Un roman ultracontemporain sur la violence dont on hérite et sur ce qu’on reproduit malgré soi.
APPRECIATIONS
Ce roman explore la relation complexe entre Véro, une mère fière de ses racines populaires et qui assume parfaitement son côté « cagole » et Clara sa fille, transfuge de classe qui a réussi de brillantes études à Paris et aspire à une vie bourgeoise.
Bien qu’évoluant dans des mondes opposés, les deux s’aiment d’un amour profond et indéfectible et en dépit des conflits, vont pleinement se retrouver surtout lorsqu’elles comprennent qu’elles sont toutes les deux victimes d’un même mal. L’auteure alterne les points de vue de Véro, personnalité haute en couleur au langage fleuri et de Clara, jeune femme complexe dotée d’une grande sensibilité, ce qui donne du rythme au récit et permet de mieux comprendre ce qui les oppose et les réunit.
Avec sa plume aiguisée et ironique Mathilda Di Matteo signe un premier roman touchant qui traite de sujets sérieux sans se prendre au sérieux, ce qui lui vaut un accueil favorable du public et des critiques.
La mise en page étant très aérée, le nombre de pages ne doit en rien constituer un frein.
Adapté à l’hôpital.