Auteure : Catherine GIRARD
Titre : In Violentia veritas
Edition : Grasset
Date de parution : 2025
Nombre de pages : 348
Indice : R
Typo : Bonne
Lectrice: Fabienne
RESUME
Lorsqu’elle découvre à quatorze ans qu’on la surnomme « la fille de l’assassin », Catherine Girard interroge son père, Henri Girard, plus connu sous son nom de plume, Georges Arnaud et auteur, entre autres, du roman « Le Salaire de la peur ». L’horreur de ce que son père adoré, patient, doux et tendre, lui révèle la plonge dans le déni. Cinquante ans plus tard elle en ressort pour se confronter à ce passé et comprendre le geste de ce matin du 24 octobre 1941.
Ce jour-là, au château d’Escoire, en Dordogne, le père d’Henri Girard, sa tante et leur servante sont retrouvés morts, atrocement massacrés à la serpe. Seul survivant, Henri est inculpé et emprisonné dix-neuf mois, promis à la guillotine mais finalement acquitté.
APPRECIATIONS
Dans ce récit littéraire entre roman et biographie, Catherine Girard tente de comprendre le geste de son père en se plongeant dans les récits familiaux, les souvenirs et dans les nombreux courriers échangés entre Henri et son père qui avaient une relation fusionnelle, entre amour et haine dans un climat de violence (le père, jeune veuf, battant son fils pour l’éduquer).
De nombreux écrits et archives au sujet de ce crime jamais élucidé, qui a passionné les auteurs du monde européen.
Belle écriture, foisonnante et très détaillée. Se lit comme un roman policier dont on connaît pourtant l’issue. Très bon premier roman.