Auteur : Anthony PASSERON
Titre : Jacky
Edition : Grasset
Date de parution : 2025
Nombre de pages : 199
Indice : R
Typo : Bonne
Lectrice: Pascale
RESUME
« Mon père a disparu en l’espace de trois consoles de jeux » Dans une vallée de l’arrière-pays niçois, à l’ombre des années 1980 et 1990, Anthony et son frère jumeau grandissent au coeur d’une famille soudée. Entre des grands-parents aimants, une cousine atteinte d’une maladie mystérieuse et un oncle
plein d’entrain, ils passent leur temps libre devant les jeux vidéo, une passion nouvelle transmise par leur père, Jacky.
De Space Invaders à Zelda, de Nintendo à Sega, les repères de cette jeunesse rurale se dévoilent par pixels. Les consoles de jeux deviennent peu à peu le refuge des deux garçons face au culte de la violence, à l’ennui d’un quotidien sans horizon ainsi qu’aux drames qui frapperont bientôt leurs proches…jusqu’au jour où leur père quitte brutalement la maison.
APPRECIATIONS
Dans « Les enfants endormis », son premier roman, l’auteur avait subtilement mêlé l’histoire intime de son oncle héroïnomane avec l’avancée de la recherche contre le sida. Dans Jacky (surnom de son père Jacques), il recourt au même procédé narratif à savoir l’alternance d’autobiographie et de faits sociétaux.
Cette fois c’est le père qui est le point central du récit, un père attentif et présent au début (notamment en initiant ses fils aux jeux vidéo) mais un père qui va s’éloigner progressivement de ses fils pour finalement les abandonner. En parallèle, l’auteur raconte de manière très documentée l’histoire des premiers jeux vidéo et tente d’analyser l’évolution de sa relation paternelle via leur passion commune pour les jeux vidéo.
Moins captivée par l’histoire des jeux vidéo que par celle de l’émergence et de la recherche sur le sida, j’ai personnellement préféré « Les enfants endormis » à Jacky que j’ai trouvé légèrement moins puissant et poignant. Ce récit n’en reste pas moins délicat, touchant et intéressant.