Pauline DREYFUS – Un pont sur la Seine

Auteure : Pauline DREYFUS

Titre : Un pont sur la Seine

Edition : Grasset

Date de parution : 2025

Nombre de pages : 204

Indice : R

Typo : Bonne

Lectrice: Anne

RESUME

Chez les Vernet vers 1900, on est viticulteur de père en fils.
Mais fait incroyable, un pont est construit, qui relie le village de St Amand à celui de Champagne, de l’autre côté de la Seine.
Bientôt s’y ouvre une usine qui va devenir prospère grâce à la guerre de 1914. Un des 2 fils jumeaux Vernet décide de ne pas suivre le destin qui lui était tout tracé et choisit d’aller travailler à l’usine, au grand dam de ses parents. Alors qu’il n’ira pas au front car la France a besoin d’ouvriers dans ses usines d’armement, son frère Lucien meurt au front.
Ce pont fera donc le bonheur des uns et le malheur des autres.

« Sans le pont, mon père ne serait jamais allé travailler à l’usine qui vient de le licencier »,
« Sans le pont, mon grand-père n’aurait pas fait mourir sa femme de chagrin en passant ses nuits dans les bras d’une fille d’en face ! »,
« Sans le pont, mon grand-père ne serait pas mort d’une cirrhose du foie en fréquentant les cafés d’en face ! »,
« Sans le pont, les gamins d’en face ne traineraient pas dans nos rues en commettant des larcins… »

APPRECIATIONS

Avec une plume légère et parfois espiègle, l’auteure glisse des clins d’oeil à l’histoire et le roman coule fluide et savoureux, comme un bon vin.
Au centre, le fameux pont s’élève comme un symbole entre « bouseux » qui n’ont même pas l’électricité et gens de la ville, même si, quelques années plus tard, tout s’inversera lorsque l’usine se trouvera en difficulté, laissant des chômeurs sur le carreau.
L’écriture est drôle et fluide, (le passage sur Dominique Strauss-Kahn, alors ministre de l’Industrie est savoureux…).
Un roman que l’on prend beaucoup de plaisir à lire.

Sévérine CRESSON – Nourrices

Auteur : Sévérine CRESSON

Titre : Nourrices

Edition : Dalva

Date de parution : 2025

Nombre de pages : 267

Indice : R

Typo : Bonne

Lectrice: Anne

RESUME

Dans ce village, c’est grâce au corps des femmes et plus précisément au lait maternel, une denrée précieuse, que l’on a de l’argent et que les familles peuvent vivre.
Son petit à peine sevré, Sylvaine, comme tant d’autres femmes, va aller chercher à la ville une « petite » qu’elle va nourrir jusqu’à son sevrage.
Mais une nuit, en pleine forêt, elle découvre un nouveau-né qu’elle ne peut se résoudre à abandonner. Un carnet à côté de l’enfant raconte son histoire.
Sylvaine l’appellera l’enfant de la lune et sera bien décidée à ce que le secret de ses origines inscrit dans ce carnet, ne lui soit révélé que lorsque la petite fille sera en âge de comprendre.

Malheureusement, faute de moyens, elle ne peut garder avec elle son propre fils, la petite ramenée de la ville et cet enfant de la lune.
Le destin va parler, la petite fille de la ville décède, Sylvaine décide alors de lui substituer l’enfant trouvé dans la forêt.

APPRECIATIONS

L’auteure nous plonge dans le monde rural du début du 19ème siècle. A cette époque, les nourrices étaient exploitées par des hommes peu recommandables qui profitaient de l’opportunité de gagner de l’argent facilement. Considérées comme des « vaches à lait », un meneur les faisait monter dans sa carriole où elles étaient choisies (ou non) pour être nourrices au service des gens de la ville.
Les descriptions sont brutes et sans tabou.
Un roman où la colère est très présente mais aussi l’amour d’une mère et d’une femme pour ces touts petits.
Une plume fluide, sensible et sensorielle pour ce premier roman très réussi. L’émotion est au centre du texte et l’écriture est d’une belle maturité.
Superbe roman. On lui souhaite le même succès que « La petite bonne » qui m’avait également beaucoup touché.

Stefan SCHÄFER – Encore 25 étés

Auteur : Stefan SCHÄFER

Titre : Encore 25 étés

Edition : Actes Sud

Date de parution : 2025

Nombre de pages : 144

Indice : R

Typo : Bonne

Lectrice: Anne

RESUME

Le narrateur mène une vie pressée, n’arrivant jamais à déconnecter du travail même lorsqu’il est en week-end dans sa maison de campagne…jusqu’à ce samedi matin où, profitant de la beauté de la nature environnante, il rencontre un homme qui se baigne dans l’étang et l’invite à le rejoindre.
Ainsi débute l’histoire de ces deux hommes que tout oppose et qui contre toute attente, vont devenir amis.
Le premier a placé le travail, la reconnaissance et l’argent au centre de sa vie et ne sait plus lâcher prise.
Le second, agriculteur, marié et père de 5 enfants ne s’occupe que d’une chose, ses pommes de terre qu’il chérit comme un véritable trésor. Épicurien et plein de sagesse, Karl va inciter le narrateur – dont on ne connaît pas le nom – à apprécier les douceurs qu’offre la vie : déguster un bon miel, faire une balade dans les champs en tracteur ou s’autoriser la sieste après un bon repas.
Cette pause que s’octroie le narrateur l’amène à réfléchir au sens de sa vie. Elle va peu à peu lui permettre de retrouver une forme de paix intérieure dont il est le premier à s’étonner.

APPRECIATIONS

Joli texte sur les rencontres, la réflexion autour de la vie, de ce qui est essentiel ou pas.
On est touché par cette amitié entre ces deux hommes tellement différents et qui, le temps d’un week-end, vont échanger sur les thèmes fondamentaux de la vie.
Premier roman agréable et d’une certaine profondeur : il n’est jamais trop tard pour revenir à l’essentiel et prendre un nouveau départ.

Delphine PLISSON – Laisse aller, c’est une valse

Auteure : Delphine PLISSON

Titre : Laisse aller, c’est une valse

Edition : JC Lattes

Date de parution : 2025

Nombre de pages : 156

Indice : R

Typo : Bonne

Lectrice: Anne

RESUME

Depuis son enfance, la vie de Brune alterne entre chutes et remontées, mais à chaque fois, elle s’accroche à l’idée que l’on rebondit toujours…
A 40 ans, alors qu’elle vient de démissionner et n’a pas un sou en poche, elle décide de suivre son instinct et d’ouvrir « Au bon plaisir », une épicerie qui concentre les meilleurs produits culinaires.
Pour ce faire, elle a dû braver les airs obliques des banquiers.
Bon ou mauvais calcul ?

APPRECIATIONS

Récit plein d’humour et d’auto-dérision qui fustige le monde impitoyable des affaires, les businessmen que seul le profit intéresse au détriment de l’humain.
Le style est alerte et enjoué et nous entraîne dans la vie de cette battante de 50 ans pas prête à se laisser abattre car elle en a vu d’autres.
Entre coups du sort, galères financières et remise en question, on suit le parcours déterminé de Brune qui a cru à son projet jusqu’au bout.
Le roman alterne moments piquants et anecdotes sur le monde impitoyable des affaires, sans misérabilisme pour autant.
L’occasion aussi de revenir sur la famille, les amours, les échecs et les moments de bonheur. Inspirée de sa propre expérience, l’auteure nous propose un roman léger.
C’est court et on ne s’ennuie pas !

Jessica CYNERMAN – Et que chacun se mette à chanter

Auteur : Jessica CYNERMAN

Titre : Et que chacun se mette à chanter

Edition : Nami

Date de parution : 2023

Nombre de pages : 288

Indice : R

Typo : Bonne

Lectrice: Anne

RESUME

1 micro et 1 écran à la place du divan…pourquoi pas ?
L’idée n’est pas stupide. On sait que la musique adoucit les moeurs et qu’elle peut faire oublier les soucis. Et quoi de mieux que de chanter ensemble pour ne plus penser à soi.

Avec ce titre, ce n’est pas France Gall qui nous appelle à la rejoindre mais Valérie-Anne, chef de choeur de Karaoké-thérapie.
Elle réunit chaque semaine 4 personnes qui toutes, ne sont pas au mieux de leur forme à savoir : Eliette qui n’a jamais été que la fille de ses parents décédés aujourd’hui et qui, à 75 ans n’a pour seuls confidents que Cloclo et Mike Brandt ! Et aussi, Elisa, Vincent et Pierre, venus d’horizons totalement différents, tous
attachants.
Un lien commun avec la musique va les réunir et cette thérapie musicale pourrait bien leur apporter de jolies surprises.

APPRECIATIONS

Dès le début du roman, on se laisse emporter par la musique et la plume sensible, drôle et humaine de l’auteure.
Coup de coeur pour ce roman « Feel-Good » qui est une ode à la vie, à la résilience et au vivre ensemble.
Ce n’est pas très profond ni de la haute littérature mais l’assurance de passer un très bon moment avec ces 5 personnages si différents et attendrissants.
Je vous avais présenté sur le Book été 2025 le livre « C’est pas marqué dans les livres » où 4 personnes se retrouvent autour d’un cercle de lecture qui va changer leur vie.
Nous sommes ici dans le même registre, avec la chanson cette fois.

Loris CHAVANETTE – Le concours de pêche

Auteur : Loris CHAVANETTE

Titre : Le concours de pêche

Edition : Allary éditions

Date de parution : 2025

Nombre de pages : 245

Indice : R

Typo : Bonne

Lectrice: Raymonde

RESUME

« Conte humaniste mêlant l’humour au tragique ».
Alexandre, architecte parisien, fragile psychologiquement « plonge » lorsque sa fiancée l’abandonne pour un autre. Après une convalescence difficile chez sa mère il part à Sète, sa ville natale où il retrouve la maison familiale.
De façon inattendue, il se trouve « embarqué » dans un concours de pêche où le premier prix est un briquet en or appartenant à un SDF Turc, dit « l’ancien ». Le défi est de pêcher la plus grosse dorade. Le concours dure une semaine sous un soleil de plomb. Au programme : rivalités de pêcheurs, propos racistes des gars du cru (les arabes, les Parisiens, les sans accent.) …
Des rencontres surprenantes, une solidarité qui s’installe, une amitié forte, une parenthèse ensoleillée pour Alexandre.

APPRECIATIONS

C’est léger, émouvant, drôle.
Le récit nous transporte dans une ambiance méridionale et nous fait vivre pleinement ce concours qui nous tient en haleine.
Un très bon moment de lecture pour l’hôpital.

Agnès DESARTHE – L’oreille absolue

Auteure  : Agnès DESARTHE

Titre : L’oreille absolue

Edition : Éditions de l’Olivier

Date de parution : 2025

Nombre de pages : 138

Indice : R

Typo : Bonne

Lectrice: Raymonde

RESUME

L’oreille absolue est un roman polyphonique où les destins de plusieurs personnages qui semblent n’avoir de lien que leur appartenance à la même harmonie municipale se croisent pour créer un univers particulier.
C’est dans celui-ci qu’une fillette timide, possédant l’oreille absolue, observe les vies : d’un petit garçon turbulent, d’un homme au bout du rouleau, d’un musicien prodige, et perçoit un fil invisible qui les unit.
Le récit s’articule autour de l’idée que si ce fil se rompt, la musique, et avec elle, l’harmonie des existences cesserait.
L’équilibre est précaire mais néanmoins préservé.

APPRECIATIONS

Un récit court, parfois drôle, parfois grave, mais jamais dramatique.
L’auteure donne une musicalité à l’histoire.
Chaque chapitre commence toujours par les mêmes phrases comme un refrain.
Tout à fait adapté à l’hôpital.

Gabriella ZALAPI – Ilaria ou la conquête de la désobéissance

Auteure : Gabriella ZALAPI

Titre : IIlaria ou la conquête de la désobéissance

Edition : Zoé

Date de parution : 2025

Nombre de pages : 176

Indice : R

Typo : Bonne

Lectrice: Raymonde

RESUME

Ilaria est une petite fille de 8 ans. Son père vient la chercher à l’école mais ne la ramène pas à la maison. Commence alors un voyage insensé à travers l’Italie des années 80, loin de sa mère et de sa soeur Ana. C’est un enlèvement. On ne sait pas ce que le père fuit, on sait seulement que sa femme, la mère de la
petite l’a quitté emmenant avec elle Ana.

Cette cavale nous est racontée par Ilaria : le changement permanent de lieu, la fuite pour échapper à la police, les vols aux objets trouvés, la mauvaise humeur de son père, son amour également.
Et puis quelques respirations, chez sa grand-mère Italienne, architecte fantasque, ainsi que chez une amie de cette dernière.
Ilaria souffre beaucoup de la séparation avec sa mère et sa soeur mais à aucun moment elle n’a été mal traitée, elle a été dorlotée par toutes ces femmes qui ont gravité autour d’elle lorsque son père disparaissait.

APPRECIATIONS

C’est le récit poignant d’une petite fille désemparée par la séparation de ses parents et l’instabilité qui en résulte, mais aussi sur la force de l’enfance, la capacité à saisir les petits moments de bonheur qui sont offerts.
C’est semble-t-il un récit autobiographique, ce qui en fait sa force.

Fabienne BLANCHUT – Les cheveux d’Édith

Auteure : Fabienne BLANCHUT

Titre : Les cheveux d’Édith

Edition : Dargaud

Date de parution : 2025

Nombre de pages : 156

Indice :BD

Typo : Bonne

Lectrice: Fabienne

RESUME

Mai 1945, Paris reprend vie doucement au sortir de la guerre et l’hôtel Lutétia s’est reconverti en centre d’accueil pour les rescapés des camps de concentration nazis. Louis, jeune lycéen de dix-sept ans, fait partie des volontaires qui prennent soin de ces personnes traumatisées.

Il rencontre une jeune fille complètement perdue, repensant sans relâche aux horreurs vécues. En attendant son départ vers une famille d’accueil, Louis fait tout pour la distraire : cinéma, Tour Eiffel, l’île de la Cité. Pendant ces quelques jours une relation tendre et timide se noue et ils se quittent sur une note d’espoir.

APPRECIATIONS

Très belle BD aux couleurs sépia, aux images douces, aux bulles claires et succinctes. Tout est suggéré mis à part quelques dessins explicites et violents des cauchemars qui hantent ces revenants de l’enfer des camps.
Beau témoignage sur le difficile retour à la vie et sensible mise en lumière des sentiments et de l’état d’affaiblissement et de désarroi total des rescapés des camps. Cette BD est un hommage aux grands-pères respectifs de la scénariste et de l’illustrateur.
A noter : le poids de ces nouvelles BD -en réalité des romans illustrés-, qui peut constituer un frein pour le prêt aux malades.

Léonor DE RÉCONDO – Marcher dans tes pas

Auteure : Léonor DE RÉCONDO

Titre : Marcher dans tes pas

Edition : L’iconoclaste

Date de parution : 2025

Nombre de pages : 242

Indice : R

Typo : Bonne

Lectrice: Raymonde

RESUME

Léonor DE RÉCONDO, autrice et violoniste française de parents espagnols est née en France en 1976.

Une loi espagnole permet aux descendants d’exilés politiques espagnols d’obtenir la nationalité perdue. Elle décide de la demander et se replonge dans son histoire familiale.
L’histoire débute en août 1936 à Irun, en Espagne, où la grand-mère de l’autrice, Enrequita, est contrainte de fuir sa maison avec ses frères et ses enfants face à l’avancée des troupes franquistes en ce début de la guerre civile en Espagne. Cet exil forcé marque le début d’une vie de déracinement parfaitement racontée
dans ce récit.

APPRECIATIONS

Ce roman poignant explore les thèmes de l’exil, de la mémoire familiale, de l’identité et de la transmission.
Au travers de ce récit, l’auteure aborde de manière extrêmement documentée l’histoire de la guerre civile espagnole et toutes ses conséquences.

Rachid BENZINE – L’homme qui lisait des livres

Auteur : Rachid BENZINE

Titre : L’homme qui lisait des livres

Edition : Julliard

Date de parution : 2025

Nombre de pages : 128

Indice : R

Typo : Bonne

Lectrice: Raymonde

RESUME

Ce roman met en scène Nabil al Jaber, un vieux libraire palestinien à Gaza qui partage son histoire et sa philosophie de vie avec un jeune photographe français auquel il propose d’écouter son témoignage plutôt que de simplement prendre une photo et partir.

Nabil, né en 1948, explore la mémoire, la souffrance du peuple palestinien, l’humiliation et la résistance face à la guerre et à la destruction. Il souligne le rôle essentiel de la littérature comme refuge, acte de résistance et moyen de préserver l’humanité.
Le récit reprend les éléments du passé et les met en résonance avec les tragiques événements actuels.

APPRECIATIONS

Malgré la dureté des événements relatés, le récit est empreint de bienveillance et d’humanité ainsi que de poésie ce qui permet au lecteur de ne pas être confronté à la dure réalité de ce conflit qui semble sans fin.

Mathilda DI MATTEO – La Bonne Mère

Auteur : Mathilda DI MATTEO

Titre : La Bonne Mère

Edition : L’Iconoclaste

Date de parution : 2025

Nombre de pages : 368

Indice : R

Typo : Bonne

Lectrice: Pascale

RESUME

Huit cents kilomètres séparent Clara de sa mère, Véro, depuis qu’elle a quitté Marseille. Ce week-end, elle lui présente Raphaël. Un girafon, pense Véro en le voyant. Il l’agace avec son pedigree bourgeois, ses mots compliqués et sa bouche fermée comme une huître. Elle n’aurait jamais dû laisser Clara monter à Paris.
Mère et fille se cherchent, se fuient, se heurtent sans jamais oublier de s’aimer. Comment être une bonne mère quand notre enfant nous échappe ? Comment être une bonne fille quand on a honte de celle qui nous a tout donné ? Comment s’affranchir sans trahir ? La Bonne Mère est l’histoire d’un amour féroce. Un roman ultracontemporain sur la violence dont on hérite et sur ce qu’on reproduit malgré soi.

APPRECIATIONS

Ce roman explore la relation complexe entre Véro, une mère fière de ses racines populaires et qui assume parfaitement son côté « cagole » et Clara sa fille, transfuge de classe qui a réussi de brillantes études à Paris et aspire à une vie bourgeoise.
Bien qu’évoluant dans des mondes opposés, les deux s’aiment d’un amour profond et indéfectible et en dépit des conflits, vont pleinement se retrouver surtout lorsqu’elles comprennent qu’elles sont toutes les deux victimes d’un même mal. L’auteure alterne les points de vue de Véro, personnalité haute en couleur au langage fleuri et de Clara, jeune femme complexe dotée d’une grande sensibilité, ce qui donne du rythme au récit et permet de mieux comprendre ce qui les oppose et les réunit.

Avec sa plume aiguisée et ironique Mathilda Di Matteo signe un premier roman touchant qui traite de sujets sérieux sans se prendre au sérieux, ce qui lui vaut un accueil favorable du public et des critiques.
La mise en page étant très aérée, le nombre de pages ne doit en rien constituer un frein.
Adapté à l’hôpital.

Catherine GIRARD – In Violentia veritas

Auteure : Catherine GIRARD

Titre : In Violentia veritas

Edition : Grasset

Date de parution : 2025

Nombre de pages : 348

Indice : R

Typo : Bonne

Lectrice: Fabienne

RESUME

Lorsqu’elle découvre à quatorze ans qu’on la surnomme « la fille de l’assassin », Catherine Girard interroge son père, Henri Girard, plus connu sous son nom de plume, Georges Arnaud et auteur, entre autres, du roman « Le Salaire de la peur ». L’horreur de ce que son père adoré, patient, doux et tendre, lui révèle la plonge dans le déni. Cinquante ans plus tard elle en ressort pour se confronter à ce passé et comprendre le geste de ce matin du 24 octobre 1941.

Ce jour-là, au château d’Escoire, en Dordogne, le père d’Henri Girard, sa tante et leur servante sont retrouvés morts, atrocement massacrés à la serpe. Seul survivant, Henri est inculpé et emprisonné dix-neuf mois, promis à la guillotine mais finalement acquitté.

APPRECIATIONS

Dans ce récit littéraire entre roman et biographie, Catherine Girard tente de comprendre le geste de son père en se plongeant dans les récits familiaux, les souvenirs et dans les nombreux courriers échangés entre Henri et son père qui avaient une relation fusionnelle, entre amour et haine dans un climat de violence (le père, jeune veuf, battant son fils pour l’éduquer).

De nombreux écrits et archives au sujet de ce crime jamais élucidé, qui a passionné les auteurs du monde européen.
Belle écriture, foisonnante et très détaillée. Se lit comme un roman policier dont on connaît pourtant l’issue. Très bon premier roman.